D'ANTIPOLIS A ANTIBES JUAN-LES-PINS.L'histoire d'Antibes Juan-les-Pins est riche de plusieurs millénaires, et le site exceptionnel sur lequel s'est érigée la vieille ville servit très probablement d'habitat voici déjà plus de 2000 ans. Depuis les Ligures, Ioniens, Phéniciens, Etrusques et autres Oxybiens fréquentèrent ce lieu, avant que les grecs de Phocée ne s'y installent au Ve siècle avant Jésus-Christ pour y fonder un comptoir.
Comblée de privilèges par les Romains pour avoir soutenu César contre Pompée, la riche Antipolis devînt Antiboul avec l'avènement du christianisme et l'installation, en 442, de Saint Hermentaire, premier évêque de la ville. Les années noires du Moyen-Age, qui virent les hordes barbares déferler sur l'Europe, ne parvinrent pas à entamer la farouche détermination des Antibois, qui s'accrochaient inlassablement à leur rocher.
Cité pontificale et cité royale, Antibes devint une place forte de par sa proximité avec l'Italie. Louis XIV en confia le développement à Vauban, qui rendit ses remparts inexpugnables. Aucune campagne militaire n'aura jamais raison de la cité, pas plus celle de 1707 que le siège de 1746, où elle résista héroïquement au feu nourri de 2600 bombes et 200 pots à feu autrichiens. Les diverses révolutions nationales ne marquèrent pas outre mesure l'histoire de la cité, qui ne comptait plus alors que 5000 habitants.
Tout au plus, lors du débarquement de Napoléon à Golfe-Juan au retour de l'île d'Elbe, récupéra-t-elle, en récompense de sa fidélité à Louis XVIII, son titre de " Bonne Ville " que lui avait enlevé l'empereur. Elle y gagna en outre ses nouvelles armoiries. Les temps nouveaux venaient, augurant le début d'une fabuleuse expansion.
Le rattachement à la France du Comté de Nice et la création du département des Alpes-Maritimes , la démolition d'une partie des remparts, qui interdisaient toute évolution à la cité, l'avènement de la toute nouvelle station balnéaire de Juan-les-Pins, les formidables mutations technologiques, telles le chemin de fer, l'automobile ainsi que le prodigieux essor touristique de la Côte d'Azur , allaient projeter l'antique Antipolis à l'aube du troisième millénaire, où nous la retrouvons aujourd'hui. Balades au Coeur d'AzurAntibes pas à pas
- Le rêve au rendez-vous déjà, port Vauban, où les plus luxueux navires du monde contemplent du quai des Milliardaires "l'austérité biseautée" du Fort-Carré (1),qui rappelle quelques-uns des épisodes les plus prestigieux de l'histoire d'Antibes.
- Devant le port où Guy de Maupassant vint souvent jeter l'ancre avec son "Bel Ami", le prestigieux Chantier Naval Opéra (2), magnifiquement adossé aux remparts voûtés hérités de Vauban, connut une importante activité jusqu'au début du XXe siècle.
Certains aménagements de la Calypso du Cdt Cousteau y furent réalisés. Retour vers la vieille ville le long des voûtes du quai Rambaud, en n'oubliant pas de jeter un cil à la petite plage de la Gravette toute proche et aux pittoresques bateaux des pêcheurs. - Vous entrez par la Porte marine (3) , la plus petite des issues sur votre gauche.
 Elle fut pendant des siècles, quand les remparts entouraient Antibes, la seule porte ouvrant sur le port.
- Passée la porte, sur votre droite et longeant la Courtine (4) ,
le boulevard d'Aguillon, l'une des artères les plus animées d'Antibes avec ses terrasses et l'espace d'exposition des "Bains-Douches", installés dans les anciennes casemates. La fontaine d'Aguillon (5), tout comme celle de la rue Clemenceau (6) , rend hommage au brigadier des armées du roi au corps royal du Génie, qui rendit à Antibes une eau « pure et limpide » en restaurant l'aqueduc romain de Fontvieille. Depuis la rampe des Saleurs, ainsi nommée car les pêcheurs d'antan avaient coutume d'y saler leur poisson, la promenade Amiral de Grasse (7), où vécut Nicolas de Staël, déroule la splendeur de son panorama. - Longeant la mer, le tracé des remparts suit l'ancien chemin de ronde construit sur les plans de Vauban. C'est la plus ancienne partie d'Antibes, riche de trois mille ans d'histoire, ce qu'attestent quelques restes des antiques murailles romaines. L'histoire est partout au rendez-vous avec la Place du Révély (8), la Chapelle du Saint-Esprit, tout à côté la maison natale de Jacques Audiberti, la Cathédrale, les Tours « sarrazines » et l'antique château Grimaldi (9),
 devenu musée Picasso et temple de la «joie de vivre». A deux pas du bastion Saint-André (10),  gardien des vestiges terrestres et sous-marins de l'antique Antipolis, le buste de Victor Hugo témoigne de l'émerveillement du poète. - En contrebas, la commune libre du Safranier, sa place et sa mairie, que surplombe la petite maison de Nikos Kazantzaki, auteur d' « Alexis Zorba » et de «la dernière tentation du Christ». Petit jeu de ruelles étroites (rues du Bas et du Haut-Castelet) où le soleil joue avec les frondaisons et où se plurent à musarder Paul Arène, Prévert, Mistinguett, Jünger, Hans Hartung ou encore Graham Greene.
- Découvrez la fontaine de la Tourraque et l'ancien lavoir (11) , celui où les antiboises du temps jadis faisaient la «bugade» (leur lessive). Antibes éternelle enfin avec le portail de l'Orme (12) , ses restes d'enceinte gréco-romaine et son musée des « Arts et traditions populaires », le tout dans un lacis de ruelles aux noms évocateurs. Le marché provençal du cours Masséna étale chaque matin ses riches éventaires, festival de senteurs et d'accent.
- Les bâtiments qui longent ce marché, l'un des plus renommés de la Côte d'Azur, sont très anciens et constituaient au Moyen-Age ce que l'on appelait "la Bourgade". Au n° 21 habita Masséna, fameux maréchal de Napoléon 1er, marié à une antiboise. Il y tint commerce de savon et d'huile avant d'entreprendre sa carrière militaire. La partie de l'agglomération sise entre le cours Masséna et la place Nationale date environ du XVIe siècle. Elle accueillit le "Forum romanum", puis le jardin du Roy avant que la place ne devienne Place Neuve.
- En son coeur, le musée Peynet et du dessin humoristique, face à la colonne de la Place Nationale (13)
offerte à la ville par Louis XVIII, est une invitation au rêve et à la fantaisie qui ne se refuse pas, avant de déambuler dans les rues ombreuses de la vieille ville, admirer la chapelle Saint-Bernardin (14) , construite en 1513, la pittoresque fontaine Fontvieille (15), ou encore la porte de France (16) . - Cet ouvrage fortifié réhabilité fut longtemps, jusqu'à la démolition d'une partie des remparts qui entouraient la ville, le seul moyen permettant d'en sortir. D'ordinaire, elle était ouverte « à la pointe du jour » et fermée « aux alentours de nuit », ce qui n'était pas sans poser quelques problèmes aux retardataires, forcés de coucher à la belle étoile.
© Office de Tourisme d'Antibes Juan les Pins
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